08/06/2004

Le flamand (9/12)

Jan entreprit de m’apprendre sa langue et je tombai sous le charme du néerlandais, cet idiome rustique, guttural, qui ronronne dans les amygdales. Comme elle était charnue, cette langue étrangère qui vous fait gonfler les lèvres, aspirer l’air et tomber les apprêts du français !

 

De sa langue ronde, grasse, mouillée, il me fit aimer les tons sourds, les entrechoquements de percussions et de tambours. Même Jacques Brel, je l’écoutais chanter en flamand.


16:48 Écrit par L'auteur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

le néerlandias sans peine Ceci me rapelle l'atmosphère d'une batisse au sein de laquelle nous avons vécus de très beaux moments. Les amis, la musique, la littérature, l'art, les brunchs, .... Je me souviens de ces brides de néerlandais fusant d'une couversation saisie à la volée dans le hall de l'escalier montant au deuxième. Une certaine époque à SchaerbeeK.

Écrit par : Valérie | 20/10/2004

moi aussi je me souviens de cette langue qui peuplait la haute maison de Shaerbeek, et quand elle n'était pas là, de nos rencontres dans ton univers feutré, de nos longues après-midi à boire du thé. Tu travaillais sur Balthus et moi sur Gustave van de Woestijne... après toutes ces années je t'ai retrouvée.
V

Écrit par : l'auteur | 22/10/2004

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